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Ce "petit" récit pour la famille et les amis écrit par la plume de Mateo...
Astuce : taper les lieux visités (en italique dans le texte) dans Google Earth pour avoir une idée plus précise de notre voyage…

Enfin, nous avons sélectionné pour les passionnés une bonne cinquantaine d'images de notre périple, toutes visualisables dans l'album photo "trip-fevrier" (affichez un diaporama) :

trip-fevrier trip-fevrier 
 


C’était tellement bien la première fois qu’on n’a pas résisté à l'idée de recommencer… Mais cette fois-ci, on change de côte, direction le Pacifique et la Grande barrière de corail ! 15 jours complets pour  remonter de Brisbane à Cairns, soit 1700 km sur des routes nationales, plus tous les tours et détours qui sont déjà planifiés…

 

Comme d’hab’, cela commence par ces 30h de voyage dont 21 d’avion. Pas génial, même avec Emirates. Mais quel bonheur d’arriver là bas la tête à l’envers, d’aller faire un tour sur la plage en attendant que le monstre veuille bien se réveiller… (ben oui, la vie c’est une question de priorité non ?)

 


Repos mérité pour cette première journée, avec quand même le chouette petit resto a côté de la jetée où la nature nous joue encore un joli coup : un phoque est là, à dix mètres de la jetée, sur le dos. Il bronze en nous regardant, les ‘mains’ sur le ventre… Apparemment il est bien connu des pêcheurs qui ne le quittent pas du regard. Pourquoi ? Parce que Monsieur adore les sardines utilisées comme appât; alors régulièrement ses énormes moustaches frissonnent et il plonge d’un coup. Quelques secondes après, une puis deux puis 5 lignes partent accompagnées d’une énorme injure générale des pêcheurs. Trop tard, il remonte, file à tout allure sous la jetée, revient et se met à sauter dans tous les sens jusqu’à avoir cassé le dernier fil… Puis il se met sur le dos, les mains sur le ventre, et recommence à bronzer…

 



Le lendemain c’est samedi, la planche de surf est déjà emballée grâce à super Kevin qui a ramené un tas de matos, direction l’aéroport pour un vol à destination de Brisbane, prévu à 11h. 
Prendre l'avion commençait à me manquer.....




Tout se passe bien jusqu’au moment d’embarquer alors que, debouts dans la queue pour rentrer dans l’avion, on apprend que le vol est ‘delayed’. Petit à petit, tous les vols qui nous suivent sont à leur tour ‘delayed’. C’est une grève surprise des bagagistes, impossible de savoir si on partira aujourd’hui. Après trois heures d’attente et de négociations, ils acceptent de laisser partir l’avion, mais sans les bagages qu’on voit par le hublot… Adieu la planche et les sacs, qui restent sur le tarmac, et « bienvenue » les T-shirts Qantas XXL de dépannage (on vous épargne la tête des sous-vêtements)!

Petite vidéo pour vous mettre dans l'ambiance ..... (fou rire assuré!!)




 Arrivés à Brisbane, nous récupérons le camion (à 5 minutes près, l'agence fermait ses portes et on l'avait dans le baba), puis négocions avec Qantas pour qu’ils nous livrent les bagages sur la route.


Ensuite, cap au Sud !
Cairns est plein Nord certes.... mais il paraît que le sud c’est joli aussi, et puis surtout qu'il fait bon de surfer par là-bas… 

La route vers le Sud débute par Surfers Paradise
(sous un soleil de plomb)


Surfers Paradise
                                                


... des immeubles de 60 étages les pieds dans l’eau. C’est bizarre, et immonde surtout.

Mais un resto sympa et une première nuit près de l’eau rendent l’étape très agréable.

 

 

 




Le lendemain, départ pour Byron Bay où nous devons retrouver Xavier, amis d’enfance de Guillaume qui m’avait accueilli en Guadeloupe pour un WE surf en Novembre dernier.
On commence la journée sur le marché où les fruits abondent en cette saison (ananas, mangues, ti’nain etc…). Quelques courses de base (maillot et tongues) en attendant les bagages, et Xavier nous appelle pour nous proposer de passer prendre un verre chez lui. Accueil légendaire, plein de conseils sur les spots, une petite rétrospective sur la région, tous les bons plans pour dormir, et pour finir on repart chacun avec une planche sous le bras et la promesse de se revoir le lendemain matin pour voir si le swell est revenu ! No comment, merci Xavier, merci Guillaume…

 



Nous dormons à Watergo,
à 10m de l’eau et 1m de la plage...

Après un petit dej’ sur la plage (que c’est bon !) on se jette à l’eau.









Y’a pas grand-chose, mais c’est notre premier surf et l’eau est à 27-28°C, c’est supportable
!!!

Marie-Do peut être fière, elle a bien progressé depuis novembre dernier.



L’après-midi, sous un ciel couvert, on descend encore un peu plus sud sur les conseils de Xavier. Il parait que le spot de Broken Head envoie plus gros en général. Nous dormons au camping qui fait face au spot et, de nuit, en tendant l’oreille, on imagine sans problème ce qu’il a voulu dire. Le lendemain matin confirme ce que nous entendions la veille.



Déjà beaucoup de monde à l’eau, mais le spot est immense, il s’étale tout au long de la Seven miles beach. C’est assez gros, mais c’est propre avec une droite ou une gauche tous les 100m. A peine rentré dans l’eau, il faut se rendre à l’évidence, c’est beaucoup plus gros qu’il n’y parait depuis la plage. Il y a énormément de courant et notre condition physique n’est pas au top… Faut dire qu’une gorgée d’eau de mer tous les trois mouvements de bras ça ralentirait n’importe qui. On s’accroche et on arrive à passer la barre après 15 min, mais le faisant nous ne réalisons pas à quel point on a dérivé. Et nous voila au pic (enfin un des pics) et sans trop de monde!  Et pour cause, c’est le plus gros, mais pas le plus propre. Première vague première grosse boîte, du genre de celles qui t’arrache les lentilles quand la tête touche le fond… Ca calme tout le monde et on est bon pour une petite pause. Après avoir étudié un peu mieux le spot depuis la plage, on décide de coller la meute de surfers et curieusement, tout se passe beaucoup mieux… Après deux heurs dans l’eau on rentre au camping où une bonne surprise nous attend : la planche et les bagages sont arrivés ! Et en parfait état ! On a vraiment la classe maintenant avec nos trois planches sur le camion…

 

 Dans l’après midi, nous partons vers l'interieur des terres cette fois en direction de Nimbin, où la légende veut que le temps se soit arrêté en 1970. Imaginez mon enthousiasme !


Into the wild

 

Mais Nimbin se mérite, Nimbin est bien cachée : pas de grande route pour y parvenir, juste de toutes petites « départementales » dans des collines verdoyantes.

On dirait la ‘trace’ en Martinique. Des nuages en haut de chaque pente, avec de temps en temps une vallée où on devine au fond des chutes grandioses.



Pour la petite histoire, Nimbin c’est le bout de la route pour des hippies du monde entier qui ont décidé d’y vivre dans les années soixante.
A cette époque, l’élevage de porc est en crise, les exploitations ferment, la terre ne coûte rien. Ils arrivent à racheter des surfaces immenses et décident de planter un genre nouveau de plantes…
Une ville flower power, avec des arcs en ciel partout : rainbow bar, rainbow museum, rainbow market, rainbow falls…
Le rêve, ils ont leur ville, ils font leur loi.
Pas de fast food, pas de supermarket, que du local, et je vous prie de croire que les cookies de la grand-mère du coin c’est quelque chose !

Un petit bémol tout de même, l’« insécurité » comme dirait notre petit Nicolas. Au fil des décennies, Nimbin a attiré de tout, et n’a pas réussi à se protéger complètement. Les détracteurs diront que c’est un peu la Amsterdam du coin, avec son lot de junkies assez désespérés pour faire à peu près n’importe quoi. On a même assisté à une petite baston en pleine ville !
Ce qui permet à Marie-Do de découvrir que le sang c’est vachement rouge, assez épais, et que y’en a plein qui coule du nez quand on prend un grand pain dans la gueule… Mais bon, le junkie frappant assez mollement et ayant une précision/énergie assez limitée, ça ne va pas bien loin. Après une nuit au camping, la visite se poursuit par la découverte de l’intérieur des magasins (tous militants…) où on s’équipe sérieusement !
Marie-Do finit même par retrouver Janis Joplin qui tient maintenant une herboristerie. Je vous laisse imaginer la joie du monstre qui décrit tous ses symptômes à une personne qui, enfin, l’écoute sérieusement et s’intéresse à ses souffrances. La réponse qu’elle obtient n’en est pas moins surprenante puis que Janis lui répond après un quart d’heure de questions qu’elle ferait mieux d’aller voir un médecin… En attendant elle lui confectionne quand même un drôle de mélange bien comme il faut : un vingtaine d’ingrédients, ça pue, c’est tout noir et vraiment mauvais…
La visite de la ville se termine par le muséum qui a réussi à figer l’ambiance de la ville des années soixante. Festival, démonstrations, musique, c’est impressionnant… Et terrifiant aussi quand on voit les peintures (magnifiques !) réalisées durant ces manifestations.

 


Pour finir, retour à la côte où l’on dîne à Watergo, au bord de la plage, de nuit, sous la pluie… Marie-Do réussit même à se tromper de table et à commencer à cuisiner sur le réchaud d’un inconnu (classique !).

Puis direction The Pass à 5min, pour être sûr d’être les premiers sur le spot le lendemain matin. Après un réveil matinal, pas le temps de prendre le petit dej’, on file à l’eau. 6h15, le soleil n’est pas encore passé au dessus de l’horizon.


Nous ne sommes pas nombreux au pic, l’eau est bonne et les vagues superbes. C’est une droite qui déroule toujours de la même façon, bien propre. Nous surfons chacun à notre tour la plus longue vague de notre petite vie de surfeur. 40 secondes sur la même vague, si si, c’est vach’ment long !

Non, non, ce n'est pas Marie-Do mais presque!

Et puis, en remontant au pic, trois masses sombres filent sous ma planche. Hum, grand moment de solitude, que ma planche est petite quand il faut y faire tenir tout depuis les orteils jusqu’au bout des doigts… Mais en me retournant, je constate que les ailerons qui sortent maintenant de l’eau ressemblent vachement à celui de flipper… Trois puis cinq dauphins ont décidé de s’amuser ce matin. Apparemment, ce sont des habitués, peu de monde est impressionné et ils ont une paix royale. Du coup ils resteront toute la matinée à patrouiller autour de nous, parfois proches à nous toucher.

Mais retour au surf, tout de même, on est là aussi pour ça ! Eux aussi semble-t-il, ils sont toujours dans la plus grosse vague de la série. A un moment, seul et bien placé (pour une fois !), je m’apprête à partir. Mais ils sont trop rapides, et me dépassent pour se placer exactement au pic. Tant pis, je pars quand même, ce qui ne plait pas du tout au pépère qui se retrouve dans mon dos et qui nous gratifie d’un joli saut pour m’éviter… L’excuse est trop belle pour ne pas rater mon take-off et la boîte qui s’en suit est à la hauteur…


Déjà une heure et demi qu’on est à l’eau, il est temps d’aller prendre le petit dej’. On récupère, on repart voir les dauphins depuis la « plate-forme d’observation » en haut d’un petit escalier presque dans l’eau, mais pas le temps de sécher que Xavier nous rejoint entre deux rendez-vous : « ben, y’a des vagues! pourquoi n’êtes vous pas à l’eau ?... » Et c’est reparti pour une autre heure où cette fois, ce sont les tortues qu’il faut éviter…

Les vagues sont un peu moins régulières, il y a un fort courant, et surtout beaucoup de monde. Il faut se battre sur chaque vague et malgré les précieux conseils de Xavier qui me montre où me placer,  j’ai beaucoup de mal à me faire ma place. Et quand j’arrive enfin à partir, il y a tellement de surfeurs qui remontent pour passer la barre que je ne peux pas tous les éviter… Résultat : je passe sur un vieux qui réussit à me chopper le bras au moment où je l’écrase et me sermonne un bon moment… Pendant ce temps là, Marie-Do dérive tellement qu’il lui faudra 15 min de marche sur la plage pour revenir du bon côté de la baie… Complètement épuisés, nous quittons enfin Byron Bay la tête plein de souvenirs pour enfin commencer à remonter vers le Nord.


 

Alors qu’on roule, Marie-Do repère un super spot sur la carte. En fait, tout le coin est truffé de parcs naturels où le camping est autorisé.
Enfin… moyennant 30 min au téléphone avec un « parc ranger » qui nous pose des milliards de questions, pour au final nous prélever 10 dollars en échange du précieux permis de camping pour la nuit (autrement c’est réveil à 6h par les park ranger et une jolie amende!).




L’aménagement des parcs est sommaire : barbecue et clôture pour nous séparer un peu de la vie sauvage qui, vu les traces au sol, se porte plutôt bien dans le coin. Confirmation à dix mètres du camion où on tombe nez à nez avec un serpent large comme mon poignet et long de trois mètres…

 




Réveil beaucoup plus calme avec toujours les mêmes gros oiseaux qui essayent de nous piquer nos céréales, et un gros varan au milieu de la route.






Départ pour Noosa Head en passant par plusieurs chutes où il fait bon se rafraîchir.










Toujours autant de serpents par contre…









Nous atteignons Noosa à la tombée du jour pour assister à un phénomène extrêmement étrange : des milliers de chauve-souris couvrant le ciel à perte de vue volent dans la même direction. Elles sont chasées par un énorme orage, pas vraiment pratique lorsqu’on cherche un endroit pour dormir.


Marie-Do plein de bonne volonté, nous trouve une solution de repli avec un camping toujours dans un parc naturel, mais cette fois situé en bord de mer.

(hébergement gratuit des kangourous sur le site)

Sauf que l’animal n’a pas bien lu la carte : il faudra prendre un bac, rouler de nuit sur une piste de sable, avec une bonne vieille tôle ondulée, éviter de s’ensabler, le tout sous un pluie battante (40mm en deux heures) pour arriver au camping du bout du monde. Ce soir, on n’aura même pas le courage de se faire à manger. Il pleut tellement qu’on ne peut pas sortir du camion (sauf Marie-Do qui est bien décidée à se doucher sous la pluie froide).


Le réveil du lendemain est tout aussi sympa puisqu’on découvre que le pneu arrière droit est crevé.
Après moult tentatives, force est de constater que dans le Great sandy national parc, y’a effectivement rien d’autre que du sable...
Impossible de soulever le camion avec ce cric de m…. ils disparaît dans le sable avant même d’avoir alléger le camion d’un gramme.



Marie-Do use alors de ses charmes et trouve un kiwi (pas le fruit !), adorable, qui revient quelques secondes plus tard avec une grosse planche à découper et entreprend de changer la roue. J’ai à peine le droit de dévisser les écrous… Je vous passe ensuite la galère pour trouver un garage ouvert, car le samedi tout ferme à midi jusqu’au lundi matin. Vraiment un rythme cool…









 




La journée continue à la plage puis s’achève par un joli coucher de soleil :






Et c’est comme d’hab’, de nuit, qu’il faut trouver un spot pour dormir. 











Mais le lendemain matin, nous sommes ravis de constater que notre spot, pratiqué pour les descentes en rappel, est magnifique et que du haut de cette colline, nous voyons l’horizon à 360°.

 


Départ matinal pour Rainbow Beach, au sud de Fraser Island, une île que nous souhaiterions visiter.



Manque de bol, faut réserver la veille. Remarque c’est peut-être pas plus mal, car après une visite des plages et de la ville, nous réalisons qu’il aurait fallu « embarquer » dans des énormes camions modernes climatisés.

  
Pas d’autre choix, mis à part la location d’un 4x4 à un prix exorbitant, pour faire vroum vroum sur les 50 km de plage…




Après un chouette petit bain sous l’œil attentif de Mitch, nous faisons cap vers Agnes Water et la ville de Seventeen Seventy (1770) ou nous arrivons à temps pour réserver une petite virée d’une journée en bateau sur Lady Musgrave Island, la partie sud de la Grande Barrière de corail.


 

Jusque là tout va bien :

Mignonet resto au bord de l’eau, où nous dégustons les délicieux poissons locaux....,
suivi d’une nuit mouvementée (due à une petite focalisation sur les moustiques…) au pied de l’embarcadère.
Mais cela se gate le lendemain matin :
Réveil à 6h, prêts à 7h, pour s’entendre dire que la journée est annulée : trop de vent (30kt prévus) et trop de mer (3m).

C’est un peu abuser quand même vu les 20m de haut et les deux énormes turbines du paquebot climatisé qui doit nous emmener là bas… J’imagine surtout que le capitaine n’a pas envie de voir le contenu des estomacs de ses passagers se répandre sur la moquette !

 


Dégoûtés (deux fois en deux jours qu’on se fait refouler), on reprend la route. Mais cette fois-ci pour 750 km jusqu’à Airlie Beach avec l’espoir de pouvoir embarquer pour une croisière de quelques jours en voilier dans les WithSundays islands.


Petite pause à Rockampton, capitale ville de la viande bovine, pour un délicieux déjeuner dans LE PUB de la ville (le plus ancien et très en vogue).

Pour les quantités, voyez plutôt la carte…Un très bon rapport qualité/quantité/prix donc comme on dirait de par chez nous !





 

Après 9h de camion, arrivée (de nuit encore!) à Airlie Beach où Marie-Do réussit à nous trouver un embarquement pour le lendemain matin : 3 jours/3 nuits sur un superbe voilier à l’ancienne, tout en bois, écolo (ça nous changera des 100 litres d’essence avalés hier…), avec menu sans gluten et tout et tout. En attendant, on a même une nuit offerte dans un backpackers qui pue ! Petite soirée bien tranquille avec encore un délicieux resto en bord de mer accompagné d’un bon Viognier.

 
Le lendemain, debouts 6h, frais comme des gardons et prêts à 7h pour apprendre l’annulation de notre ‘croisière’ parce qu’il n’y a pas assez de monde…


Trois fois en trois jours, ça commence à bien faire, et le moral tombe très bas !

Heureusement les hôtesses de l’accueil sont sympas et nous trouvent un embarquement pour le lendemain : 3 jours et 2 nuits à bord d’un monocoque de 15m en petit comité (11)  (ci-contre),
et en extra, une nuit de plus dans le backpackers qui pue!
lol



La journée d’attente s’organise autour du petit marché qui nous apporte la preuve que les australiens n’aiment pas beaucoup les anglais (en particulier les cars de touristes qui se déversent dans la ville toute la journée), et qu’en revanche, ils sont très sympas et ouverts aux français !



Mateo se casse la tête pour planifier la suite du séjour



Dans l’après-midi, petite visite à Cedar Creek Falls où notre baignade nous terrifie, et pour cause nous venons tout juste d’ "admirer", en route vers les chutes, un monstrueux alligator dans cette même rivière…




 


Après une bonne suit de sommeil, on peut enfin embarquer ! Le bateau est là, il flotte (si si ! mais c’est qu’on n’y croyait plus nous…).




L’ équipage (Adam le skipper et Kristina le decky) est bien cool, ainsi que Marie (Belge), l’une des passagères.




le skipper Adam



Il nous faut juste signer une décharge avant chaque plongée dans le cas où nous mourrions suite à une brûlure d’Irukandji, Chironex ou autre, adorables petites méduses de 1 à 3 cm de diamètre provocant la mort dans la demi-heure, je cite : « Victim may stop breathing and rapidly loose consciousness ».
Pas d’antidote, juste du vinaigre à appliquer sur la brûlure pour annihiler l’effet du venin restant…




Donc seule solution : la protection par une combinaison « intégrale » mais qui ne couvre ni la tête, ni les mains… Parait-il, cela réduit les chances de se faire piquer de 70 % …
Ou bien, vous pouvez être assez intelligents et/ou organisés pour éviter de vous baigner l’été, de octobre à avril, où ces méduses abondent (il en est hors de question pour nous donc nous choisissons l’option « stinger suit »).

 



A peine quittée la marina, Adam jette une ligne à l’eau.

Et il ne faut pas longtemps pour entendre le ziiiiiiiiiiiiiiii caractéristique de la canne qui a attrapé quelque chose.
C’est un thon !
Rouge qui plus est, de 7kg environ : sashimis garantis pour deux jours !

 



ou bien en vidéo...

 

Sauf qu’on aurait du s’en douter, tout se déroulait un peu trop bien après trois jours de déconvenue… En voulant retirer le rapala (leurre qu’on traîne au bout de la ligne) de la bouche du thon qui se débat encore (hum… pas très malin me direz vous), Adam se plante une branche de l’énorme hameçon dans le majeur de la main droite. L’hameçon entre au niveau de la première articulation du majeur pour ressortir à la seconde. Vu la taille de la barbe, impossible de le faire ressortir en marche arrière. Il faut couper l’hameçon et le pousser pour le faire traverser. Vaste programme dans des creux de deux mètres, et avec un équipage qui est déjà à moitié évanoui ! Seule Marie tient le coup, normale elle est infirmière. Mais bon, la première partie (« bricolage ») sera pour moi…

Après avoir coupé la ligne, je commence par essayer de couper l’hameçon à la pince coupante. Peine perdue avec un hameçon de cette taille en inox… Deuxième tentative avec un scie à métaux : même pas une rayure sur l’hameçon. Alors il faut sortir les grands moyens. Direction la boîte à outils où je trouve une énorme clef à mollette qui sera parfaite dans le rôle de marteau. Et nous voilà à quatre pattes sur le plancher, la pince autour du doigt et moi qui tape dessus de toutes mes forces. Je n’ose pas imaginer la douleur que cela doit provoquer ! Au bout d’une dizaine de coups, à notre grand étonnement, l’hameçon cède. « Reste plus » qu’à le pousser. Enfin d’abord pousser un peu pour faire ressortir la pointe suffisamment pour pouvoir ensuite l’attraper avec la pince et tirer franchement… C’est tellement douloureux que Adam commence à avoir du mal à ne pas s’évanouir…

Bref, tout est bien qui finit bien, et après 20 min de bricolage, tout est réparé et Adam nous annonce qu’il n’y a pas de quoi arrêter la ‘croisière’. Ouf! Le mauvais sort nous aurait-il enfin quittés ??

Arrivés au mouillage et après une petite balade sous-marine, il est temps de descendre sur la plage pour préparer le dîner :



 




 

 







Quel plaisir de manger ce poisson trois heures près l’avoir pêché. Et puis, nous l’avons bien mérité non ?

 






















Un spectacle fabuleux nous attend le lendemain matin.
Sur un mouillage propice à la plongée, deux grosses silhouettes se dessinent sous le bateau. A peine le temps de mettre la super combi et le masque que je me retrouve tête à tête avec Elvis, un beau mérou d’une quarantaine de kilos pas farouche du tout.


                                                                                                                                                                                            Elvis

L’autre silhouette est un joli carnassier (carangue ?) de plus d’un mètre.

















Puis c’est au tour d’une tortue de se faire caresser pendant 30 min.

Après deux heures passées à contempler cette vie sous marine,  puis une petite douche sous une cascade d’eau douce qui se jette directement dans la mer, nous levons l’ancre pour découvrir une île de sable qui ne se découvre qu’à marée basse et qui porte bien son nom : Day Dream island.






            Day Dream island






Dommage que l’eau ne soit pas plus claire, nous ne voyons pas grand-chose, mis à part une « stinger raie » assez farouche.

 



















La deuxième nuit au mouillage est calme et le retour beaucoup moins agité que l’aller !

Le mauvais sort nous a définitivement quittés, nous revenons indemne de notre périple plongée.

 

Une fois regagnée la marina, il ne nous reste plus qu’à partir pour Cairns à 700 km au Nord où nous devons prendre l’avion de retour pour Melbourne le lendemain matin, puis l’avion international vers Paris le surlendemain.


La route fut longue…mais pleines de bons souvenirs….
"We will return!" :)



Place aux vidéos : 








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